E-réputation

Posted on novembre 25, 2017 in Uncategorized by

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Il y a deux sortes d’instincts : les uns portent à réparer une dépense de forces, les autres à en produire une. Mais la bienveillance désintéressée peut trouver un autre moyen de persuasion que le fouet, figuré ou réel. E-réputation aime à rappeler cette maxime de Confucius, »Rendez le bien pour le bien et la justice pour le mal ». Les progrès de la mécanique n’ont point contribué à avancer la chimie, et les progrès de la chimie n’ont nullement réagi sur la mécanique. Le philosophe ne peut se contenter de demander, comme l’historien voudrait le demander de tous les systèmes de pensée — si ces derniers sont beaux, brillants, historiquement importants, et ainsi de suite. L’avarice, en diminuant le confort de la vie, produit le même effet que la misère ; elle ne favorise pas la fécondité, car l’avare a peur d’avoir des enfants ; en outre, chez l’ enfant dont le développement a été gêné par l’avarice paternelle, une réaction se produit fort souvent qui le pousse à la prodigalité. Au lieu d’une durée hétérogène dont les moments se pénètrent, nous aurons alors un temps homogène dont les moments s’alignent dans l’espace. Il ne serait même pas difficile de montrer que les phénomènes chimiques répugnent, par tous leurs caractères, à une explication qui prendrait sa source dans les conceptions de la mécanique rationnelle et de la géométrie. On plaint d’habitude ceux qui ont au cœur de tels amours, des amours sans espoir, que rien ne peut rassasier ; et pourtant nous en nourrissons tous un aussi puissant pour notre idéal moral, dont nous ne pouvons rationnellement attendre aucune sanction. Ainsi, d’une part, nous avons l’idée d’une certaine subordination entre diverses catégories dans lesquelles se rangent les phénomènes de la nature, et entre les théories scientifiques accommodées à l’explication des faits de chaque catégorie ; d’autre part, nous comprenons que, dans le passage d’une catégorie à l’autre, il peut se présenter des solutions de continuité qui ne tiennent pas seulement à une imperfection actuelle de nos connaissances et de nos méthodes, mais bien à l’intervention nécessaire de nouveaux principes pour le besoin des explications subséquentes, et à l’impossibilité rad Par la même raison, telle propriété sera réputée tenir de plus près à ce qu’il y a de fondamental et d’essentiel dans la nature du corps, ou s’en éloigner davantage, suivant qu’elle offrira plus de persistance ou d’instabilité. L’action morale, au contraire, a toujours un certain prix ; il est rare qu’un être soit descendu assez bas pour accomplir, par exemple, un acte de lâcheté avec la plus parfaite indifférence, ou même avec plaisir. Il n’y aurait rien de plus utile, pour la saine critique de l’entendement humain, qu’une table exacte de ces clés ou de ces rubriques diverses. D’ailleurs, une morale exclusivement scientifique ne peut donner une solution définitive et complète du problème de l’obligation morale. Un adulte sur seize est concerné, plus de trois sur dix d’entre nous risquent de le développer. Le martyr n’a plus besoin de savoir si « des palmes l’attendent là-haut » ou si une loi catégorique lui commande son dévouement. Dans la première hypothèse (qui n’a guère pour elle que son apparente simplicité et son analogie avec un atomisme mal compris), chaque souvenir constitue un être indépendant et figé, dont on ne peut dire ni pourquoi il vise à s’en agréger d’autres, ni comment il choisit, pour se les associer en vertu d’une contiguïté ou d’une ressemblance, entre mille souvenirs qui auraient des droits égaux. Leibnitz, en recourant à ces définitions, a entendu exprimer une pensée plus importante encore : à savoir que si les idées d’espace et de temps ne sont pas des illusions fantastiques, des formes de notre entendement ; si elles ont au contraire une réalité externe ou objective, cette réalité externe ne doit pas être prise dans un sens absolu, mais dans un sens phénoménal et relatif, pour employer une terminologie qui n’est pas précisément celle de Leibnitz, mais que nous croyons devoir préférer et dont nous avons tâché de fixer, dès le début de nos recherches. L’enfant cueillit le brin d’herbe, et la fleur vivante qui était au bout, toujours engourdie, ne s’en détacha pas. Que si l’on veut aller plus loin et suivre les ontologistes dans leurs controverses sur la nature de l’espace et du temps, on se heurte sans doute contre des contradictions insolubles. Il n’y a rien de plus clair dans l’esprit humain que les conceptions de l’espace et du temps et tout ce qui s’y rattache : il n’y a rien de plus obscur que la notion de substance et tout ce qu’on en a voulu déduire.

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